La grenouille, la marmite et le job

Posté le 10/02/2016 dans Best practices Réseau

La grenouille, la marmite et le job

Dans son livre, « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite et autres leçons de vie », Olivier Clerc nous conte une histoire croustillante parfaitement adaptable au réseautage en recherche d’emploi. Voici une façon d’adapter cette jolie fable à notre sujet du jour.

Il était une fois une belle grosse marmite remplie d’eau froide dans laquelle tomba une sympathique et dynamique grenouille. Un feu était allumé sous la marmite et l’eau commença à chauffer doucement. La grenouille trouva cela très agréable et continua de barboter en sifflotant. La température de l’eau monta progressivement. La grenouille devint progressivement molle, abrutie, endormie puis cuite pour de bon.

A ce moment, une autre grenouille qui passait dans le coin par hasard, glissa sur une peau de banane et plongea contre son gré dans la même marmite dont l’eau dépassait maintenant les 90°! Elle poussa un croassement aigu et effectua, au contact de l’eau brulante, un bond de deux mètres qui lui sauva la vie.

Enfin, une troisième grenouille arrive, une petite réseauteuse. Elle s’approche de la deuxième en train de souffler sur ses cuisses pour les refroidir. Elle se présente en deux minutes et lui demande bien entendu des conseils pour ne pas tomber dans la marmite.

Explication de texte

La première grenouille c’est le chercheur d’emploi qui procrastine et s’habitue à sa situation de transition de carrière. Il cherche un job, certes, mais il s’active mollement et prend tout son temps. Et il perd des heures, des jours, des semaines et des mois.

Plusieurs types de procrastinations existent

  1. Il y a la grenouille qui prend trop de temps à déterminer son projet. Le jour où ce dernier est enfin prêt, les indemnités Assedic sont déjà largement mangées.
  2. Il y a la grenouille trop gourmande, jamais satisfaite par les offres proposées, à la recherche du job parfait. Or ce dernier n’existe pas.
  3. Il y a la grenouille qui se trompe de combat et qui va se passionner pour un projet à court terme (aider un copain qui monte sa société) et s’éloigner pendant un temps du marché de l’emploi.
  4. Il y a la grenouille qui se décourage au premier revers et qui préfère attendre bien au chaud chez elle que le bon job se présente tout seul sur son palier.
  5. Il y a enfin la grenouille qui ne fait pas de réseau et qui compte sur les vecteurs de recherche d’emploi (annonces, chasseurs, candidatures) sans se rendre compte qu’elle ampute 80% de ses chances de trouver le bon job.

Moralité : vérifiez bien que vous ne faites pas partie de ces grenouilles qui procrastinent et qui se laissent endormir par une recherche d’emploi molle, ronronnante et inefficace. Soyez plutôt la deuxième grenouille : celle qui rebondit ! Ou même mieux, la troisième grenouille, celle qui réseaute et évite les embûches.

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