Comment renouer les liens avec ses anciens contacts ?

Posté le 13/03/2018 dans Best practices Réseau

Comment renouer les liens avec ses anciens contacts ?

C’est lorsqu’il est nécessaire de demander un service à une personne « perdue de vue depuis un bon bout de temps » que l’on se rend compte avec horreur qu’il aurait été judicieux d’entretenir soigneusement son réseau…
On a beau se mordre rageusement les doigts de pied, s’arracher les sourcils, se faire d’abominables nœuds au foie et se fouetter frénétiquement les jambes avec un martinet en criant ; « Vilain réseauteur, tu n’es qu’une grosse brêle ! », cela ne sert qu’à remuer la plaie autour du couteau.
Une fois la colère passée et digérée, il faut obligatoirement passer à l’action.
Alors, comment rattraper le coup ? Comment renouer le contact avec ces personnes que nous avons lamentablement perdues de vue et qui peuvent pourtant nous aider aujourd’hui ?

Coucou, c’est moi ! Tu te souviens de moi depuis toutes ces années ?

Tous les doctes livres sur le Réseau vous le disent, il faut prendre soin de votre réseau pour que ce dernier réponde présent le jour où vous le solliciterez. Tous les savants auteurs s’accordent sur cette règle simple et évidente. Mais la réalité du réseauteur lambda est différente : immergé jusqu’aux naseaux dans son harassant travail quotidien, il n’accorde que très peu de temps au Networking et, comme la cigale de la fable, se trouve fort dépourvu quand la bise fut venue. Car il n’est jamais facile de reprendre contact avec une personne perdue de vue depuis longtemps pour lui demander un service ou un conseil maintenant !

Bonne nouvelle : les liens que vous négligez ne s’effacent pas complétement. Ils peuvent se réactiver !

Première règle : pour renouer le contact avec cette ancienne relation, la transparence est de mise. Soyez franc mais mettez-y les formes. Vérifiez d’abord qu’il se souvienne de vous. Rappelez-lui un bon souvenir. Evitez de lui mettre une trop grosse pression. Ne demandez que ce qu’il peut vous donner : surtout pas un job ! N’exigez pas une rencontre dans les quarante-huit heures à une heure que vous imposez. Ne donnez pas l’impression que vous dégoulinez d’angoisse ou que vous agissez en mode panique. Soyez calme, serein, enthousiaste et cordial pour engager la conversation facilement.

Vous constaterez que, en règle générale, les relations que vous contactez plusieurs années après une dernière rencontre vous accueilleront de façon, certes empreinte d’étonnement et de curiosité, mais en mode plutôt bienveillant. A vous ensuite de jouer votre partition pour obtenir ce que vous recherchez. Et de ne pas faire l’autruche pour cinq années supplémentaires une fois que vous aurez rencontré la personne sollicitée !

Pensez au Réseau pour que le Réseau pense à vous

Le Réseau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas – ou pas bien. Il convient donc de prendre le temps de s’en occuper. Premier conseil : prenez l’habitude, chaque année, d’envoyer vos vœux à votre réseau. C’est le minimum syndical. Si vous appliquez cette bonne résolution, vous serez beaucoup plus à l’aise pour prendre votre téléphone pour solliciter l’aide de Kevin ou de Raoulette.

Mais vous pouvez être beaucoup plus efficace en saisissant toutes les occasions de maintenir contact avec les membres de vos différentes communautés. Plus qu’un simple réflexe, il faut que cela devienne une seconde nature. Vous serez ainsi étonné de constater l’effet magique d’un coup de téléphone ou d’un e-mail dont l’objet est seulement de prendre des nouvelles d’une personne de votre entourage professionnel. Pour que le Réseau pense à vous, il faut que vous pensiez à lui. Aussi, prenez le temps de réfléchir au moyen de rendre service à vos différentes relations. Cela peut consister à leur signaler un recrutement en cours qui pourrait les intéresser, à leur envoyer un résumé de livre, à les inviter à une conférence, à leur rendre compte d’un événement professionnel, à leur indiquer une formation sur Internet, etc.

Le Réseautage efficace se construit dans la durée. Pour tisser des liens durables, adoptez le management du jardinier qui consiste à semer, à arroser et à entretenir son jardin de contacts – et à couper les mauvaises herbes – avant d’en récolter les fruits juteux. En matière de Networking, inutile de tirer sur la tige pour que la plante pousse plus vite. Il faut simplement faire preuve de patience et de persévérance.

Le Réseau fonctionne grâce à la solidarité. Il apporte un brin de générosité dans un monde de grosses brutes grossières. Un de ses principes est qu’un bienfait est souvent perdu et qu’en donnant beaucoup, il est possible de recevoir un peu. Réseauter efficacement commande d’être à l’affût de toutes les occasions de contact. Il convient donc de ne jamais s’arrêter dans son action de Networking. Vous pouvez prendre des pauses, ralentir le rythme et même bailler si c’est pour mieux repartir. Continuez toujours d’avancer, car le Réseautage s’apparente au vélo : on tombe dès que l’on s’arrête.

Du temps choisi pour le Réseau

Le Networking représente une activité chronophage. Le problème est qu’elle peut être perçue comme accessoire, secondaire et donc pouvant être sacrifiée sur l’autel des urgences du quotidien. Le Réseau exige qu’on lui consacre un minimum de temps si l’on désire en retirer quelques bénéfices. Il est donc crucial de se ménager des plages horaires réservées à cette activité dans l’agenda de la semaine. Si vous arrivez à libérer deux heures par semaine pour renouer des contacts, prendre des nouvelles des uns, envoyer une information aux autres, proposer des déjeuners ou des petits déjeuners, remercier, etc., vous serez déjà sur la bonne voie pour réussir. Le succès de votre démarche Réseau dépend du bon équilibre entre l’intensité et la précision de votre activation. Aussi, attention à ne pas tomber dans une frénésie non maîtrisée du Networking et de courir après les contacts comme une poule étêtée.

Vous pouvez appliquer la méthode du Two + Two + One®. De quoi s’agit-il ? Cela consiste à planifier ses déjeuners de la semaine. Vous disposez de 200 déjeuners annuels potentiels pour le Réseautage. Vous avez donc 200 occasions de rencontrer des personnes dans l’année sans que cela empiète sur votre temps de travail. Aussi, réservez deux déjeuners par semaine avec des personnes de l’extérieur (anciens collègues, clients, fournisseurs, experts, etc.). Gardez deux déjeuners par semaine avec des collègues de votre entreprise que vous ne voyez pas souvent, avec lesquels vous travaillez peu. Et ne prenez qu’un déjeuner par semaine avec vos amis et connexions proches de l’entreprise (patron direct, collaborateurs, collègue proche). Adaptez bien entendu ces principes à votre situation personnelle et votre personnalité. Pour que ces déjeuners soient totalement efficaces, préparez-les en vous posant quelques questions avant de vous y rendre :

  • Qu’est-ce que je sais d’elle ou de lui ?
  • Que puis-je lui apporter ?
  • Que pourrait-elle (ou il) m’apporter ?

Bon Réseautage !

Le Réseautage exige un minimum de discipline et d’organisation. En professionnalisant s son utilisation, vous multiplierez vos chances d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés (ah oui, au fait, il faut avoir un ou des objectifs car sinon vous ferez du Réseautage « salon de thé. »

Last but not least, n’oubliez que le Networking n’est pas une route à sens unique : vous pouvez et vous avez raison de solliciter les uns. Mais, en échange, vous devez aussi vous rendre disponible pour répondre aux demandes des autres.

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