Avoir ou ne pas avoir un réseau ? Telle n’est plus la question

Posté le 07/01/2020 dans Généralités Réseau

Avoir ou ne pas avoir un réseau ? Telle n’est plus la question

85 % des actifs sont convaincus que bénéficier d’un réseau est important. C’est le résultat d’une récente étude Kantar/LinkedIn sur la place du Réseau dans la vie professionnelle en France. Pour le misérable cloporte besogneux, apôtre pataud du Réseauting, que je suis depuis 17 ans, cela me fait doucement ronronner de plaisir.

Caramba ! Le message est passé. La preuve : 60 % des personnes interrogées considèrent qu’un réseau est plus utile aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

J’ai calculé sur mes petits doigts potelés que, depuis 2003, j’ai donné plus de mille conférences sur le Networking. Dans celles-ci, je répète, tel un perroquet habité par une fixette, que : « Le Réseau c’est pour tous, partout et tout le temps ». Là encore, le message est passé puisque 83% des actifs estiment qu’un réseau de relations professionnelles est utile dans tous les métiers et à tous les moments de la vie professionnelle.

L’utilité du réseau selon l’âge et le secteur

L’étude Kantar/LinkedIn souligne que 60 % des actifs possèdent un réseau professionnel. Et si l’on s’intéresse plus spécifiquement à la population des cadres, 80 % de ceux-ci déclarent avoir un réseau.

De même, les jeunes reconnaissent, plus que leurs ainés, la crucialité (je sais le mot n’existe pas) du Réseau. En effet, 41 % des moins de 35 ans s’accordent à dire que posséder un réseau est essentiel. De même, 8 % seulement des moins de 35 ans estiment que leur réseau ne leur a jamais vraiment servi, contre 22 % des plus de 50 ans.

Par ailleurs, cela ne vous étonnera pas de savoir que les indépendants et les salariés du privé sont beaucoup plus orientés Réseau que les personnes travaillant dans le public.

Notons que les actifs déclarent à 65 % adopter une approche méthodique dans l’entretien de leur réseau, constitué de contacts aussi bien anciens que récents. Une discipline à laquelle s’astreignent particulièrement les salariés du privé, davantage sujets à la mobilité professionnelle. Ceux-ci entretiennent leurs contacts dans et hors de leur entreprise alors que, pour les personnes travaillant dans le secteur public, le réseautage est plus interne qu’externe.

Le réseau, un bon moyen pour décrocher un emploi

Le réseau constitue un accélérateur et un facilitateur de recherche d’emploi. Il permet de détecter les bons jobs du marché caché (qui représente 80 % des postes disponibles à un moment donné). Dans le Réseauting, la recommandation est clé : 40 % des actifs interrogés déclarent avoir déjà été recommandés par leur réseau et 32 % affirment avoir déjà recommandé un membre de leur réseau. Et plus d’un quart des actifs confirme avoir trouvé un travail grâce au réseau. Ce chiffre est d’autant plus notable que beaucoup de personnes – vieille morale judéo-chrétienne oblige – ont encore du mal à dire qu’elles ont utilisé leurs relations pour décrocher leur nouveau job.

Rappelons à ce sujet que, dans le métier de l’outplacement, nous constatons que 70 à 90 % de nos clients trouvent leur nouveau poste grâce au Réseau. Et ce chiffre ne varie pas depuis quinze ans…

Le Réseau, ce n’est pas pour moi

L’étude LinkedIn/Kantar nous indique que 78 % des actifs considèrent bien utiliser leur réseau. Ce chiffre est étonnant et semblerait démontrer que le Réseautage est entré dans les mœurs professionnelles françaises. A titre personnel, je considère que l’on n’a jamais fini d’améliorer sa façon de réseauter et que cette pratique demande beaucoup d’humilité, de patience et de persévérance.

L’étude confirme également que 22 % des personnes déclarent mal réseauter. Cette frange de population explique sa difficulté à réseauter par des raisons variées. Ainsi, si certains individus déclarent qu’ils ne sont pas intéressés par cette pratique, d’autres personnes interrogées expliquent qu’elles ne connaissent pas les techniques du Réseauting. Enfin, d’autres encore considèrent qu’elles n’ont pas assez de relations personnelles pour que cela fonctionne.

LinkedIn : simplificateur et booster de Réseau

En 2004, avec Dominique Cuppens, nous avons été les premiers à donner une conférence sur LinkedIn et Viaduc (premier nom de Viadeo) en France. Cette dernière s’est déroulée devant les alumni de l’école des Mines de Paris. Je peux témoigner aujourd’hui – car il y a prescription – qu’à la même époque, d’autres associations d’alumni m’ont demandé de… ne surtout pas parler de ces outils dans mes conférences sur le Networking. Par méfiance ou hostilité vis-à-vis de ces nouveaux outils éminemment disruptifs…

Selon moi, c’est à partir de 2009 que LinkedIn est devenu incontournable en France. Aujourd’hui, il n’y a pas photo, c’est Le réseau social professionnel sur Internet de référence. Rappelons que LinkedIn, c’est 610 millions de profils dans le monde dont 16 millions en France. La très grande majorité des professionnels ont un profil LinkedIn et c’est devenu un réflexe évident de chercher des personnes dont on entend parler sur cette plateforme. Il est d’ailleurs amusant de constater que le cadre confirmé qui n’a pas de profil LinkedIn suscite les plus vives interrogations parmi ses pairs.

Ce n’est qu’un début, continuons le combat

Le combat pour le Réseautage ne fait que commencer. Car, il ne s’agit pas seulement de faire connaître l’intérêt du Réseauting au plus grand nombre, il faut surtout transmettre à tous les bonnes pratiques de cet art subtil. En effet, il n’y a rien de pire qu’un mauvais réseauteur : c’est un véritable « tue-réseau ».

Bonne nouvelle, nous sommes désormais plus nombreux à dispenser la bonne parole. J’en veux pour preuve les nombreux auteurs (je ne peux pas tous les citer car je risque d’en oublier certains, ce qui serait injuste) qui, depuis quelques années, suivent ma trace en publiant des livres et des articles sur le sujet. Je leur rends hommage car ils contribuent utilement à la cause commune.

Pour conclure, n’oublions pas la devise qui orne mon livre « Trouver le bon job grâce au Réseau » depuis sa première parution il y a quinze ans : « Networking or Not Working »
Ce n’est qu’un début, le combat continue !

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